Gonflé, l'exécutif !  Le porte parole du gouvernement vient d’annoncer qu’à l’issue de la réunion du conseil des ministres, le président de la République demande aux partis politiques, aux organisations syndicales et au patronat d’entrer dans l’unité nationale en déclarant d’


Le porte parole du gouvernement vient d’annoncer qu’à l’issue de la réunion du conseil des ministres, le président de la République demande aux partis politiques, aux organisations syndicales et au patronat d’entrer dans l’unité nationale en déclarant d’une « façon claire et explicite » qu’il demande à tous ceux qui s’apprêtent à manifester samedi que la République serait en danger s’ils maintenaient cet appel.

Le président de la République a tendance à oublier trop rapidement que la priorité, pour lui a tout d’abord été de faire disparaitre les partis politiques … à l’exception de son « mouvement », puis considérant que certaines organisations syndicales n’étaient pas « le petit doigt sur la couture du pantalon » a usé de tous les stratagèmes pour les faire aussi disparaitre car la loi de 2008 n’avait pas réussi à voir la CGT-FO être rayée de la carte.

Notre liberté, notre indépendance ne peuvent nous conduire à entrer dans une « unité nationale » ramasse tout qui n’avait qu’une chose en tête : nous voir disparaitre.

Notre liberté, notre indépendance ne nous conduirons jamais à être le supplétif de l’Exécutif qui avant les actions que nous vivons n’avait qu’un seul but, s’attaquer à l’assurance chômage et aligner les 42 régimes de retraites pour mieux détruire régimes spéciaux et code des pensions civiles et militaires afin de baisser les retraites de tous.

Nous ne serons jamais les accompagnateurs de politiques qui conduisent à la destruction des services publics, à la perte de 120 000 emplois dans les 3 versants de la fonction publique et à la privatisation de bon nombre de secteurs.

Nous sommes « clairs et explicites » quand nous posons nos cahiers de revendications et que, comme ceux qui manifestent aujourd’hui, nous revendiquons l’augmentation du SMIC, l’augmentation générale des salaires et des retraites, des pensions et des minima sociaux, la défense des services publics, de la sécurité sociale…

Notre liberté, notre indépendance nous conduisent à manifester, à faire grève pour obtenir de justes revendications auxquelles l’exécutif n’a jamais répondu jusqu’à présent !

De quel droit exigerait-on auprès de ceux qui manifesteront qu’ils ne le fassent pas ?

De quel droit demanderait-on aux routiers qu’ils ne se mettent pas en grève dimanche soir, de quel droit demanderions-nous aux jeunes des lycées et des facs qu’ils arrêtent leurs mouvements contre la réforme du Bac, la sélection pour l’entrée à l’université et l’augmentation considérable du droit d’inscription pour les étudiants étrangers ?
De quel droit demanderions-nous aux agriculteurs de ne pas se mobiliser pour exiger qu’ils puissent vivre tout simplement ?

De quel droit demanderions-nous aux retraités qui souffrent de plus en plus et sombrent dans la pauvreté, qu’ils ne revendiquent pas pour la suppression de la CSG et l’évolution de leur pouvoir d’achat ?

Ceux qui mettent en cause la République sont ceux qui ne répondent pas à toutes les revendications soulevées. Cela conduit aux scènes que nous venons de vivre et qui mettent en danger l’ensemble des manifestants y compris les policiers qui sont, comme nous l’avons toujours dit, des salariés attachés à la République une et indivisible.

Ceux qui mettent en cause la République sont ceux qui souhaitent transformer, en s’y attaquant à la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

Libres, indépendants sont les militants de l’UD FO 75 qui n’entreront pas dans une pseudo unité nationale avec ceux qui portent la lourde responsabilité de la grave situation que nous connaissons.

Au contraire, nous porterons toujours, comme tous ceux qui luttent aujourd’hui, les revendications, nous les soutiendrons comme nous l’avons toujours fait par la grève et les manifestations.

C’est ainsi que nous défendons notre République et toutes ses valeurs de liberté, d’égalité, de Fraternité et de laïcité.

La République toujours, les revendications tout de suite !


Paris, le 5 décembre 2018



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