Des miettes !  La réponse apportée par le gouvernement et le président de la République, au profond malaise qui existe et aux revendications que nous avons déposées, ne représente que des miettes qui ne peuvent calmer la colère de tous ceux qui s’expriment aujourd’hui.


La réponse apportée par le gouvernement et le président de la République, au profond malaise qui existe et aux revendications que nous avons déposées, ne représente que des miettes qui ne peuvent calmer la colère de tous ceux qui s’expriment aujourd’hui.

Les « gilets jaunes » ont posé des revendications qui rejoignent très largement celles que les organisations syndicales portent dans leurs revendications depuis plusieurs années mais également celles développées par les étudiants et les lycéens. Aujourd’hui, les lycéens bloquent les lycées contre la réforme du Bac, la sélection pour entrer à l’université et les frais d’inscriptions. Les agriculteurs réagissent contre les « ponctions » qui les touchent de plus en plus. Les personnels des banques réagissent contre les conditions de travail qui se détériorent, les baisses d’effectifs et des salaires qui s’étiolent. Les annonces faites par le premier Ministre sont dérisoires et provisoires.

Pourquoi ne répond-il pas à l’augmentation générale des salaires, des retraites et pensions et des minima sociaux ?

Pourquoi ne répond-il pas à l’annulation de l’évolution de la CSG pour les retraités et les fonctionnaires ?

Pourquoi ne répond-il pas au blocage de l’évolution des produits de première nécessité ?

Pourquoi ne répond-il pas au retrait de son engagement de la contre-réforme des retraites et de son système de mise en œuvre d’une retraite par points qui conduit à la disparition des 42 régimes, des régimes spéciaux et du code des pensions civiles et militaires conduisant à des retraites en forte baisse pour tous ?

Pourquoi ne répond-il pas en précisant qu’il ne touchera pas aux retraites de réversion ?

Pourquoi ne répond-il pas en indiquant qu’il revient sur les privatisations des services publics ?

Pourquoi ne répond-il pas à la nécessité de créer des emplois dans les 3 versants de la fonction publique plutôt que de vouloir en supprimer 120 000 ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu’il y aurait Beaucoup de revendications à développer.

Décidément NON président de la République et gouvernement n’ont rien compris dans ce que porte les Français du rejet d’une politique qui sert les plus riches et un patronat qui a déjà encaissé des milliards d’euros.

Il faut qu’ils aillent plus loin et qu’ils répondent aux revendications portées par les salariés, les retraités et les chômeurs.

Le président de la République qui répète à qui veut l’entendre que les Français l’ont élu pour qu’il fasse des réformes doit comprendre que les Français lui demandent surtout de répondre à ce qu’ils portent et revendiquent.

Le rapport de force engagé doit se poursuivre, certes il faut obtenir des négociations mais elles ne pourront se dérouler correctement que si la pression s’exerce plus fortement et de façon déterminée. Nous appelons à la grève avec tous les secteurs pour bloquer l’économie.

Si nous le faisons dans 6 mois, le moratoire aura éclaté et nous nous trouverons dans la même situation que celle connue dans le cadre des luttes contre la loi El Khomri et les ordonnances Macron ! Qui doivent également disparaitre du paysage social.

Des négociations sans doute, mais en faisant monter la pression par la grève !


Paris, le 4 décembre 2018



Lire ou télécharger ce communiqué au format PDF

retour au site