Répondez aux revendications ! Arrêtez vos contre réformes !  A deux reprises les 26 et 28 novembre l’UD FO 75 appelait à la mobilisation y compris par la grève pour obtenir satisfaction sur des revendications qui exigeaient d’engager des négociations pour l’augmentation des salaires, des retraites et pensions et de


A deux reprises les 26 et 28 novembre l’UD FO 75 appelait à la mobilisation y compris par la grève pour obtenir satisfaction sur des revendications qui exigeaient d’engager des négociations pour l’augmentation des salaires, des retraites et pensions et des minima sociaux mais également pour s’opposer à la retraite par points et à la fin de la réversion, à la destruction des services publics.

Cela s’inscrit totalement dans la résolution du congrès confédéral de Lille et il nous parait aujourd’hui totalement nécessaire que nous mettions en œuvre cette résolution.

Le conflit des gilets jaunes porte également ces revendications parce que, comme nous, ils savent que si nous n’obtenons pas satisfaction sur ces revendications c’est davantage de chômage, de misère, de précarisation qui toucheront de plus en plus de Français.
Les revendications qui touchent les salariés, les retraités et les chômeurs nous sont communes et nous constatons avec satisfaction qu’ils partagent avec nous les mêmes analyses sur les difficultés majeures que rencontrent la classe ouvrière et les plus défavorisés.

Le combat commun doit être celui qui permettra également d’obtenir des négociations dans toutes les entreprises du privé et du public afin d’obtenir l’augmentation du SMIC, des salaires, des retraites, des pensions et des minima sociaux.

Les gains du pouvoir d’achat seront obtenus parce que nous serons capables en commun d’obtenir que l’on ne mette pas en place la retraite par points qui fera baisser l’ensemble de ces derniers à terme, que l’on ne casse pas les 42 régimes, que l’on revienne sur la CSG pour les retraites et les fonctionnaires (impôt supplémentaire) que l’on en termine avec la destruction des services publics et que l’on revienne sur l’évolution constante des taxes et impôts pour tous les Français.

La situation est dramatique aujourd’hui. Toute la responsabilité en revient à l’exécutif et au président de la République qui n’ont ni répondu aux revendications de Force Ouvrière rejointes par d’autres organisations syndicales, ni à ceux qui s’expriment aujourd’hui.

Reposent sur ce comportement les violences face à ceux qui n’écoutent pas et ne répondent pas. Les jeunes dans les lycées à l’appel de leurs organisations syndicales et particulièrement de l’UNL bloquent de nombreux lycées (plus de 100 aujourd’hui) avec des revendications développées depuis quelques mois notamment sur la sélection pour entrer à l’université, l’augmentation des droits d’inscription et la réforme du BAC.

Nous les soutenons parce qu’ils ont également répondu à tous les appels des organisations syndicales de l’IDF FO – CGT – FSU – SOLIDAIRES et l’UNEF sachant bien que leur avenir repose sur les revendications portées en commun.

Ils font aujourd’hui l’objet de violences et répression parce qu’ils manifestent. C’est inacceptable comme sont inacceptables toutes les violences commises lors des manifestations vécues avec les gilets jaunes ou avec les organisations syndicales depuis plusieurs années.

Violences contre les gilets jaunes, violences contre les jeunes, violences contre les salariés et les organisations syndicales, violence contre les policiers, c’est la violence contre la République et ses valeurs. Nous ne les cautionnerons jamais.

Nos revendications sont claires, nos demandes de négociations sont claires, nos demandes de retrait des projets néfastes touchant le code du travail, l’assurance chômage, les retraites, les pensions de réversion, les services publics, les taxes et les impôts qui nous étouffent, le prélèvement à la source doivent être entendus.

De façon résolue il faut appeler à la grève, il faut bloquer l’économie, il faut qu’enfin nous obtenions satisfaction et que les réunions prévues entres confédérations, avec les jeunes et tous les salariés, retraités et chômeurs débouchent sur le retrait de toutes les contre-réformes et sur l’augmentation générale du pouvoir d’achat.


Paris, le 3 décembre 2018


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