Référendum à Air France : Le camouflet !  Tout devait se passer comme prévu par la direction d’Air France et le gouvernement.


Tout devait se passer comme prévu par la direction d’Air France et le gouvernement. Et patatras, c’est par un score sans appel que les salariés d’Air France ont infligé un véritable camouflet au Président d’Air France qui a tenté, avec le soutien appuyé du gouvernement et de Laurent Berger, de contourner les organisations syndicales.

Alors que plus de 80 % des salariés ont participé à ce scrutin, 55,44 % des salariés ont dit clairement non à la « modération des salaires » proposée par la direction d’Air France.

Le P-DG d’Air France et du groupe Air France KLM a annoncé ce 4 mai sa démission. Organisée par la direction, cette consultation –sans aucune valeur légale– visait à contourner les dix organisations syndicales, dont FO (pour les navigants commerciaux/PNC et les personnels au sol), qui avaient déjà rejeté cette offre salariale la jugeant bien en deçà des attentes des personnels et qui programmait une modération salariale pour les 3 prochaines années. Les dix organisations, dont FO, sont à l’initiative du mouvement de grève lancé depuis plus de 2 mois. Deux autres grèves sont prévues les 7 et 8 mai.

Comme l’indique à juste titre le syndicat FO d’Air France la direction de la compagnie porte l’entière responsabilité des 300 millions de perte.

Depuis le début du mouvement de grèves, la direction tient par ailleurs un discours alarmiste concernant le coût de la grève (300 millions d’euros à cette date) alors qu’elle est totalement responsable de cette situation insistait ces derniers jours Christophe Malloggi, secrétaire général du syndicat FO-Air France.

Le nouveau secrétaire général de la Confédération FO, Pascal Pavageau, a rappelé lui aussi cette vérité ce 4 mai. Les salariés font grève parce qu’on leur a refusé de pouvoir négocier et d’aboutir à un accord. Et le secrétaire général de souligner qu’au lieu d’être perdus via le coût de la grève, les fameux 300 millions d’euros auraient été mieux utilisés en redistribution salariale.

L’UD FO de Paris, comme elle le fait depuis le début du conflit, apporte son soutien aux salariés d’Air France. La direction et le gouvernement, au-delà de la démission du Président, doit tirer le bilan du vote intervenu le 4 mai, les revendications doivent être satisfaites !

C’est le sens de la résolution générale issue du congrès confédéral de Lille qui se prononce clairement pour l’augmentation générale des salaires.

Paris, le 7 mai 2018



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