1er mai 2018, fête internationale des Travailleurs !  Le Président de la République parlant d’Australie et se voulant « martial » sur l’ordre public, voulait parler des conquêtes du 19ème siècle mais ne pouvait ignorer, contrairement à ce qu’il a déclaré, que le 1er Mai n’est pas la fête du travail – çà, c’


Le Président de la République parlant d’Australie et se voulant « martial » sur l’ordre public, voulait parler des conquêtes du 19ème siècle mais ne pouvait ignorer, contrairement à ce qu’il a déclaré, que le 1er Mai n’est pas la fête du travail – çà, c’est Pétain - mais bien la fête internationale des travailleurs qui luttent pour « le pain et la paix ».

A Paris c’est ce que l’URIF FO avait décidé en manifestant avec les URIF CGT-FSU-SOLIDAIRES et UNEF mais aussi l’UNL et la FIDL.
Pourtant des revendications communes contre les ordonnances et en demandant le retrait de celles-ci, en apportant notre soutien à tous les secteurs appelant à la grève et aux manifestations chez les cheminots, chez les fonctionnaires, à Air France et ADP, dans les EHPAD, chez les retraités et bien évidemment avec les étudiants et les lycéens qui luttent avec détermination contre la sélection pour entrer à l’université et contre la fin du baccalauréat.

Tout au long du cortège syndical personne ne pouvait ignorer toutes les revendications scandées sur la défense des services publics, sur la défense de la sécurité sociale, sur la défense de la retraite par répartition.

Tout ce qui a été porté par nos organisations syndicales respectives, au fil des années passées et dans l’unité d’action.

Cette fête des travailleurs à été entachée comme nous l’avions vécu au cours des précédentes manifestations par des actes de dégradations, de violences commises par nombres d’individus qui n’avaient en tête que d’empêcher que la manifestation se déroule.

Le gouvernement ne peut espérer meilleur allié que ces « groupes armés » pour tenter de décrédibiliser les syndicats et les travailleurs qui une nouvelle fois manifestaient dans le calme pour faire valoir leur volonté de faire aboutir leurs revendications face à un gouvernement qui tente de les briser en ne voulant engager aucune négociation.

Une nouvelle fois, nous avons pu constater combien la police était désorientée par les ordres reçus ou plutôt par le manque d’ordre reçus quand elle constatait, sans intervenir, que les casseurs s’équipaient devant la manifestation syndicale, qu’ils pouvaient mettre le feu à des véhicules ou restaurant sans être inquiétés.

L’URIF FO dans ce contexte particulièrement difficile, remercie tous les militants qui ont assuré avec beaucoup de calme et de sang froid la protection des manifestants. Nos camarades de FO avec ceux de la CGT en tête de cortège syndical ont assuré jusqu’au bout la progression de la manifestation qui pourtant, en partie, n’a pas pu aller jusqu’à la place d’Italie.

Notre résistance à l’égard des contre-réformes continuera à s’exercer avec détermination.
Notre résistance à l’égard de tous ceux qui voudraient voir le syndicalisme indépendant disparaitre et par la même, le droit de manifester et de faire grève, s’exprimera comme nous l’avons toujours fait quelles que soient les périodes difficiles de l’histoire que nous avons traversées.

Oui c’était une belle participation de 55 000 manifestants déterminés, revendicatifs et responsables.

Oui pour l’URIF FO, avec la CGT, la FSU et l’UNEF c’était un beau rassemblement au Mur des Fédérés le matin démontrant une nouvelle fois Unité d’action et le respect des valeurs et des combats menés par la Commune de Paris.
Merci à tous de n’avoir jamais cédés à toutes les provocations.

Merci à tous de continuer de porter les revendications de la classe ouvrière !




Paris, le 2 mai 2018



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