Communiqué de l'UDFO75  La FNEC FP FO dans un courrier adressé au secrétaire général de la CGT FO, après une analyse sur la négociation qui se terminera la semaine prochaine, conclut, qu’en fonction des revendications que nous portons, la CGT FO ne pourra pas signer l’accord pro


La FNEC FP FO dans un courrier adressé au secrétaire général de la CGT FO, après une analyse sur la négociation qui se terminera la semaine prochaine, conclut, qu’en fonction des revendications que nous portons, la CGT FO ne pourra pas signer l’accord proposé par le MEDEF.

L’UD FO 75, partage très largement l’analyse de la FNEC FP FO ainsi que du SNETAA FO après les différentes actions engagées avec les enseignants, les étudiants et les lycéens.

En effet, concernant l’apprentissage les décisions retenues par le gouvernement transfèrent pour l’essentiel le pilotage et le financement de l’apprentissage aux branches. C’est-à-dire aux patrons.
L’orientation entre autre ne serait plus du ressort de l’Education nationale mais des régions.

La limite d’âge serait portée à 30 ans créant un effet d’aubaine pour les entreprises. Le SNETAA a clairement expliqué qu’il s’agirait d’un coup fatal porté à l’enseignement professionnel sans statut scolaire. Nous partageons cette analyse.

Comme la FNEC FP FO nous partageons la nécessité de lutter contre la disparition du CIF, au profit du compte personnel de formation qui obéit à une autre logique : formation courte, non rémunérée mais indemnisée sous conditions, pour partie en dehors du temps de travail et à l’initiative de l’employeur.

Le MEDEF admet d’ailleurs que le financement du CPF de transition serait drastiquement revu à la baisse.

Le CIF, ce sont des formations longues et qualifiantes. Sa disparition conduirait à ce que l’AFPA, du fait de sa mise en concurrence avec toutes sortes de « producteurs de formation » et des décisions prises par les régions serait en grande difficulté. Accepter la mort du CIF, c’est enterrer l’AFPA. Or nous voulons défendre l’AFPA, ses personnels et ses missions.

La disparition du CIF c’est aussi la disparition du congé de formation professionnel des fonctionnaires des 3 versants de la fonction publique.

La démonstration est faite aujourd’hui que ce gouvernement et le MEDEF veulent détruire tout ce qui a été construit par la lutte… ou la négociation en 1936 et à partir de 1945.

Ce sont des attaques sans précédents contre le baccalauréat qui, si les contre réformes étaient adoptées, le ferait ressembler à un compte personnel de bloc de compétences. Ce sont des fermetures de classes à Paris, en Ile de France et en France de façon générale.
Ce sont des attaques contre le statut général des fonctionnaires et contre le code des pensions civiles et militaires et la volonté exprimée de supprimer 120 000 emplois. Ce sont des attaques renouvelées contre l’ensemble des services publics en commençant par la SNCF qui se verrait privatisée, privée d’effectifs, avec des fermetures de gares et de lignes conduisant à la marginalisation de zones déjà particulièrement défavorisées et la fin du régime particulier de retraite des cheminots annonçant la fin du statut.

Ils envisagent même de faire passer leurs « saloperies » une nouvelle fois par ordonnances.

Décidément NON nous ne pouvons avaliser leur politique dévastatrice par des signatures d’accords.
Décidément oui, il faut faire monter les revendications pour que le 22 mars, avec les fonctionnaires, avec les cheminots, aujourd’hui avec les syndicats d’Air France, avec les enseignants, la grève et les manifestations soient d’une ampleur considérable et un véritable tremplin pour poursuivre dans la voie d’un blocage de l’économie.
Assemblées générales partout pour préparer le 22 mars et la suite !!!

Paris, le 22 février 2018



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