Billet d'humeur.  L'amour est dans le pré !


Si cela n’était pas aussi triste, nous pourrions en rire mais la campagne électorale pour les présidentielles, engagée depuis plusieurs mois est à pleurer pour tous ceux qui galèrent à la recherche d’un emploi, d’un logement, de soins, de pouvoir d’achat, en clair de vivre tout simplement.
Toutes les sagas autour des primaires, c’est le regroupement de « Plus Belle la vie », de « L’amour est dans le pré » et de la nouvelle émission « Une ambition Intime ».

Pendant ce temps, le vrai débat n’a pas lieu sur leurs programmes respectifs qui pourtant vont encore aggraver la situation des salariés, des retraités et des chômeurs.

On fait pleurer sur les grands-parents, sur les origines modestes, sur le chien et le cochon d’Inde et pendant ce temps-là on aggrave encore les attaques contre le code du travail, sur la multiplication des plans sociaux comme chez Alstom. A la SNCF où on est engagé sur la privatisation de la maintenance conduisant à un processus plus général. A Air France où le procureur lors du procès du 28 septembre 2016 a requis contre les syndicalistes qui luttaient pour l’emploi et qui n’avaient pourtant déchirés qu’une chemise d’un dirigeant patronal qui fait « suer le burnous » à longueur d’année à tous les salariés et ce qui développe la violence en annonçant mois après mois, les licenciements. Dans l’enseignement où la réforme de l’évaluation des enseignants est rejetée par tous comme le sont les réformes des rythmes scolaires, des collèges et des lycées. A la Poste où la volonté des différents candidats est de mettre en place des maisons de services au public qui n’ont rien à voir avec de véritables services publics et qui ne permettront pas d’avoir un contact avec un agent de la Poste. Dans les facs où les amphis sont pleins et où l’on n’ouvre pas de travaux dirigés supplémentaires parce que la fac ne peut pas payer. Sur la feuille d’impôt où parait-il tout va baisser dans le même temps où chacun peut s’apercevoir que l’augmentation des impôts fonciers est la dure réalité pour bon nombre de Français.

Nous pourrions encore citer de nombreux exemples dans lesquels chacun se reconnaitrait mais nous sommes obligés de constater que les protagonistes de « L’amour est dans le pré » ne sont pas prêts de vivre avec la classe ouvrière.

Bons menteurs ils sont, bons menteurs ils restent mais ils ont quand même du souci à se faire avec tous ceux qui s’opposent à la casse du code du travail et qui vont continuer à s’y opposer – pas d’enfumage, pas de passage dans la téléréalité.

A chaque fois qu’ils s’engouffreront dans cette voie, nous revendiquerons, nous nous mobiliserons en manifestant contre les décrets loi Travail, en manifestant pour l’abrogation de cette loi, en réunissant les salariés dans les assemblées générales décidant des actions à poursuivre, en préparant le meeting régional dans l’unité d’action avec ceux qui exigent l’abrogation de la loi.



Paris, le 10 octobre 2016



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