Les arrestations de nos militants et le bis repitita de "ça s'essouffle" !  Décidément et depuis le début des actions contre la loi travail (9 mars 2016), le gouvernement aura voulu faire passer son message aux journalistes : ça s’essouffle !


Décidément et depuis le début des actions contre la loi travail (9 mars 2016), le gouvernement aura voulu faire passer son message aux journalistes : ça s’essouffle !

Pourtant, n’avait-il pas, une nouvelle fois, fait renforcer tous les dispositifs policiers conduisant d’ailleurs à ce qu’à 13 heures il n’y ait pas un seul manifestant sur la place de la Bastille et que les véhicules de chacune des organisations syndicales ne puissent accéder à cette même place.

Pourtant, aucune crainte puisque ça s’essouffle !

Nous avons même entendu des manifestants dire « Valls aurait dû avoir le courage d’interdire la manifestation plutôt que d’essayer de le faire de cette façon ! »

Plus grave est aujourd’hui la dérive de ceux qui au gouvernement veulent essayer de faire la démonstration que leur fermeté conduisant à ne pas vouloir retirer le projet de loi ni même d’en changer une virgule, les conduit à faire arrêter les camarades de notre service d’ordre. 6 hier soir étaient retenus dans des commissariats et deux d’entre eux ont passé leur nuit au dépôt et sont traduits devant la justice ce matin. Des militants qui viennent dans les manifestations, non seulement pour porter leur revendication de retrait du projet de loi, mais également pour assurer la sécurité du cortège et des manifestants.
Des militants qui sont des salariés de l’éducation nationale, des hôpitaux, de la sécurité sociale, de pôle emploi, des aéroports, des cheminots etc…etc… au service de tous ceux qui participent aux manifestations et qui avec sang-froid permettent que depuis plusieurs mois ces manifestants ne soient pas pris à partie et blessés.

Quel drôle de gouvernement que celui-ci ; qui arrête des militants syndicaux, qui ne veut pas pratiquer le dialogue social, qui « dégaine » le 49-3 et qui est à deux doigts d’interdire les manifestations et qui n’aura pas réussi car nous ne pouvons pas l’accepter avec la CGT et les autres organisations.

En tous les cas, c’est la panique dans les rangs accentuée encore par le fait que le baromètre Odoxa démontre toujours après 4 mois de lutte qu’un nouveau recours au 49-3 à l’assemblée est condamnée par 73% des Français et que près de 60% d’entre eux considèrent également que les députés frondeurs doivent voter une nouvelle motion de censure contre le gouvernement en cas d’utilisation du 49-3.

Personne ne peut le contester que ça ne s’essouffle pas non plus et que les Français en grande majorité continuent à soutenir les syndicats des travailleurs FO – CGT – FSU – SOLIDAIRES et les organisations étudiantes et lycéennes UNEF – FIDL – UNL dans leur lutte contre un projet de loi destructeur pour les garanties des salariés et qui porte la flexibilité et les licenciements en germe.

Ces travailleurs qui manifestaient en force hier à Paris – plus de 55 000 – continuaient à porter leur revendication de RETRAIT DU PROJET DE LOI !

Aujourd’hui, nous portons à FO une autre revendication :

LIBÉREZ NOS CAMARADES !

Nous employons tous les moyens depuis hier soir pour les faire libérer.

Nous voulons dire à tous ceux qui colportent mensonges et positions ambiguës sur nos soi-disant relations entre la police et les services d’ordre des OS que ce sont :

NOS MILITANTS QUI ONT PASSÉ LEUR NUIT EN PRISON ET QUI PASSENT DEVANT UN JUGE CE MATIN !


Paris, le 29 juin 2016


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