L'europe ! L'europe ! L'europe !  Le peuple anglais vient de se prononcer au cours d’un référendum qui l’a conduit à dire non aux institutions européennes.


Le peuple anglais vient de se prononcer au cours d’un référendum qui l’a conduit à dire non aux institutions européennes. Il est d’ailleurs assez « comique » de constater que leurs dirigeants, non satisfaits du résultat voudraient le faire voter de nouveau. Gageons que tant qu’il n’a pas dit oui on le fera revoter pour, comme on peut le comprendre dans les médias, sauver l’Europe des banquiers.
En fait, il faut reposer la question de savoir si cette situation est plus détestable que celle que les Français ont connu en 2005, où après avoir rejeté le traité constitutionnel, ils se sont faits imposer quand même ce que les dirigeants de l’époque voulaient.

En réalité, quelles que soient les situations, les dirigeants tentent toujours de « s’asseoir » sur la démocratie des peuples qui s’exprime ; et il faut constater que c’est souvent quand on parle d’Europe que cela se concrétise.

Le peuple anglais a vraisemblablement les mêmes souvenirs que les Français et bien d’autres peuples européens qui ne peuvent oublier le Traité de Maastricht et son cortège de directives européennes qui petit à petit a détricoté, pour ne dire plus, les services publics dans les différents pays européens ; le peuple anglais a connu la privatisation de son chemin de fer et son lot d’accidents dus au manque d’entretien et aux baisses d’effectifs. Il en fut de même pour la France avec toutes les attaques contre la SNCF, EDF, GDF, La Poste et les Télécoms avant que le traité constitutionnel et le TSCG ne s’attaquent aux hôpitaux, à la sécurité sociale, à l’école etc…etc…
Les pactes de responsabilité imposés par l’Union européenne pour soi-disant « dégonfler les déficits budgétaires » et entrer dans « les clous » des 3% de déficit public n’ont fait que renforcer cette chape de plomb sur les différents pays en faisant, qu’au passage, des cadeaux fiscaux étaient faits au patronat dans le même temps où précarité, flexibilité, chômage et misère étaient imposés aux seuls travailleurs.

Au-delà de ces pactes de responsabilité, leurs applications conduisaient à la mise en œuvre de l’ANI, aux lois Macron, Rebsamen, NOTRe etc… etc …

Aujourd’hui, la boucle n’est pas tout à fait bouclée mais la loi travail est là pour faire la démonstration qu’elle est aussi portée par la commission européenne qui pousse pour que le gouvernement ne la retire pas car ce serait aussi un camouflet pour elle.

Tout cela est pitoyable. Le peuple anglais, comme le français et bien d’autres encore aujourd’hui en Europe, a compris que rien ne peut se faire dorénavant sur son dos.

C’est pourquoi, plus que jamais en nous opposant à la loi travail nous nous opposons à tous les oukases imposés par la troïka : le FMI, la Banque Centrale Européenne et la Commission Européenne.

Le 28 juin 2016 en participant à la manifestation contre la loi travail, les travailleurs français comme ceux qui s’expriment un peu partout en Europe font la démonstration qu’on ne leur imposera plus rien et qu’ils combattent ainsi contre les gouvernements de leurs pays respectifs à la « botte »…

Paris, le 27 juin 2016

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