Manifestation or not manifestation ?  Après bien des tractations, d’abord avec la Préfet de Police, ensuite entre les secrétaires généraux des Confédérations FO et CGT et le Ministre de l’intérieur, nous arrachions le droit de manifester.


Après bien des tractations, d’abord avec la Préfet de Police, ensuite entre les secrétaires généraux des Confédérations FO et CGT et le Ministre de l’intérieur, nous arrachions le droit de manifester.

Un parcours de 1km600 qui paraissait court mais qui était bien là alors que la veille au matin tombait l’interdiction de manifester.
L’interdiction était bien une première depuis 1958 et démontrait la volonté de rompre avec ce droit constitutionnel que nous avons de manifester et de nous exprimer.

L’émotion et la colère étaient grandes après l’annonce de cette interdiction parmi ceux qui décidaient, quoi qu’il arrive, de manifester et ceux qui sans manifester faisaient savoir leur opposition à cette attaque en règle contre la démocratie.
Au cours de ces deux jours, nous avons énormément communiqué ; Jean-Claude Mailly bien évidement mais également l’URIF FO avec les médias.

Si un des éléments développés était celui de l’interdiction de manifester, les autres étaient ceux qui nous conduisent à dire que le projet est toujours au centre des revendications et des positions que nous portons – l’article 2 est un élément de désaccord fondamental mais bien d’autres articles le sont également – ce qui nous conduit toujours à exiger le retrait du projet de loi Valls-Gattaz-Berger.

Cette nouvelle manifestation du 23 juin 2016 n’a fait l’objet d’aucune dégradations, ni d’attaques en règle contre les manifestants et les policiers. Nous nous en félicitons. C’est une démonstration de la responsabilité que nos organisations syndicales et de leurs services d’ordres exercent.

60 000 manifestants qui, une nouvelle fois, ont scandé : RETRAIT !

La combativité est toujours là. Elle sera encore présente lors de la manifestation du 28 juin dont le parcours n’est pas encore négocié.

Nous y sommes prêts et remettrons à cette occasion les dizaines de milliers de bulletins issus de la votation citoyenne organisée par les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes.

Paris, le 24 juin 2016



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