Bloqués, "Gazés" ! Mais une belle manif !  70 000 manifestants à Paris et un imposant cortège syndical, aussi déterminé que lors des précédentes grèves et manifestations pour obtenir le retrait du projet de loi démontrant ainsi l’échec de la stratégie gouvernementale de minimiser les grèves et man


70 000 manifestants à Paris et un imposant cortège syndical, aussi déterminé que lors des précédentes grèves et manifestations pour obtenir le retrait du projet de loi démontrant ainsi l’échec de la stratégie gouvernementale de minimiser les grèves et manifestations.

Ce que nous vivons depuis le 9 mars 2016, avec les groupes de « casseurs », étrangers au mouvement syndical, s’est reproduit à l’occasion du 1er Mai 2016.
La réunion avec le Préfet de police n’a produit aucun effet puisque la manifestation pacifique et responsable, a été bloquée pendant plus d’une heure sur le boulevard Diderot où les affrontements se sont produits devant le carré de tête. Une nouvelle fois, les consignes centrales que recevaient les force de l’ordre ont conduit ces derniers à repousser les casseurs sur le service d’ordre du carré de tête de la manifestation. Une nouvelle fois nos services d’ordre ont fait face avec détermination et sang-froid – une nouvelle fois les jeunes et les travailleurs ont été copieusement « gazés ».

Cela n’a pas empêché la manifestation d’arriver place de la Nation. Le nombre de participants et le blocage qui s’est produit boulevard Diderot a conduit à ce qu’un deuxième cortège dans lequel FO prenait plus que sa part, est arrivé place de la Nation par la rue Daumesnil.

En tous les cas, cela n’a pas empêché que les manifestants, étudiants et lycéens, de la CGT, de FO, de FSU et de SOLIDAIRES n’aient pas oublié que cette fête des travailleurs était marquée par un objectif prioritaire : tous affirmaient que médias et gouvernement pouvaient s’amuser sur les chiffres de manifestants, sur les casseurs, sur les services d’ordre des OS, cet objectif était pour tous d’obtenir le retrait du projet de loi.

Le matin au Mur des Fédérés, la volonté profonde de chacun était bien là aussi de défendre avec force les conquêtes et la mise en œuvre des services publics des communards, détruits aujourd’hui par un gouvernement qui considère que ce qu’il propose, ce sont de nouvelles avancées sociales.
Non seulement, il tente de détruire ce que les communards ont mis en œuvre mais également les conquêtes de 1936, celles du Front populaire et celles du Conseil National de la Résistance.
C’est le jugement que portait devant ce Mur des Fédérés où 147 des nôtres ont été fusillés en 1871, les organisations syndicales FO – CGT – FSU – SOLIDAIRES et les jeunes de l’UNL, en prenant la parole après les camarades de la Libre Pensée. Un apéritif républicain réunissait sur la place Gambetta à 12H00, les participants à ce rassemblement et les habitants du 20ème.

Une journée de luttes, de détermination, sur des revendications claires, une journée de solidarité ouvrière face à ceux qui considèrent qu’ils représentent la classe ouvrière dans le même temps où ils oublient qu’ils ne font pas partie des 70 % de Français qui pensent aujourd’hui que nous sommes toujours dans une situation de lutte de classe. Nous sommes, quant à nous, et depuis longtemps sur la position de ces 70 % de Français qui considèrent d’ailleurs aussi que le projet de loi est destructeur pour cette même classe ouvrière.

Dès demain, jour du début des débats à l’Assemblée Nationale, il faudra rappeler cela aux députés.

Nous le ferons à l’occasion du meeting public qui se déroulera à partir de 12H00 – A l’angle de l’Avenue Gallieni et de la rue de l’Université – face à l’entrée centrale des Invalides.

Soyez nombreux pour entendre les responsables syndicaux qui s’exprimeront et particulièrement le Secrétaire Général de la CGT-FO, Jean-Claude Mailly, « gazé » comme nous copieusement à la manifestation du 1er Mai à Paris.


Paris, le 02 mai 2016



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