Paradis ou pas !  Ce qui agite le « landerneau politique », patronal et médiatique est bien aujourd’hui l’augmentation du « point d’indice » du patron de Peugeot Citroën, Carlos Tavares qui augmente son salaire en le faisant passer à plus de 5 millions d’euros par an !


Ce qui agite le « landerneau politique », patronal et médiatique est bien aujourd’hui l’augmentation du « point d’indice » du patron de Peugeot Citroën, Carlos Tavares qui augmente son salaire en le faisant passer à plus de 5 millions d’euros par an !

Immédiatement, Monsieur Gattaz appuie son « adhérent » en précisant qu’il est normal de récompenser le mérite. Quel mérite ? Celui d’avoir licencié, délocalisé des milliers d’emplois, d’avoir fermé des sites, entrainé dans la précarité des milliers de salariés. Quelle drôle de conception du mérite !

Et puis il y a ceux qui, une nouvelle fois s’offusquent, c’est-à-dire la CFDT, qui trouve scandaleuse cette augmentation de salaire qui ne montre pas l’exemple dans une société en difficulté.

Sont-ils les seuls à réagir contre cela ? Bien sûr que non ; les autres organisations l’ont également fait mais les ordres sont les ordres. Il faut valoriser toutes les expressions de la CFDT pour lui renvoyer l’ascenseur de son adhésion à la loi El Khomri.

Il faut aussi lui renvoyer l’ascenseur pour son acceptation de l’ANI, de la contre-réforme des retraites, mais également du pacte de responsabilité qui a permis que les patrons « s’empochent » près de 50 milliards d’euros sans créer un emploi, dans le même temps où les pensions de retraite n’étaient augmentées que de 0,1 % et le point d’indice des fonctionnaires de 1,2 %.

La volonté de casser le code du travail favorise également le patronat qui applaudit à cette réforme qui permet d’être « plus flexible » et de moins rémunérer en termes de salaires et d’heures supplémentaires.

En clair, c’est scandaleux qu’un patron se mette 5 millions d’euros en poches chaque année dans le même temps où l’on adhère à un pacte de responsabilité qui donne au patronat 50 milliards d’exonération de charges.

Comprenne qui pourra ! Quant à nous, nous poursuivons dans la voie d’un combat qui s’inscrit dans la lutte de classes qui ne peut nous amener à cautionner ni les 5 millions par an pour Carlos Tavares, ni les 50 milliards qui s’additionnent à toutes les attaques portées contre les services publics, la protection sociale, les salaires et les retraites, le code du travail…

Ils peuvent faire le bien…mais ils n’iront pas au paradis !

Paris, le 29 mars 2016


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