ILs nous ont entendus !  « La politique ne pourra plus se pratiquer comme auparavant ! Le message des électeurs nous est parvenu !! » Etc… etc…


Mais dès le lendemain, les travailleurs retombent dans la dure réalité de cette politique conduite, avec l’annonce de 1400 postes supprimés à la SNCF, un « coup de pouce » au SMIC qui ne sera pas donné et l’annonce par le 1er Ministre pour la énième fois que les Français « revendiquent des réformes ». Et vas-y que je remets la « gomme » sur la contre-réforme Touraine et sa destruction programmée de l’hôpital, et vas-y que je remets sur le tapis les contre-réformes Macron, et vas-y que je remets au goût du jour les contre-réformes conduisant à la volonté des patrons et du gouvernement de faire disparaître le code du travail pour mieux licencier et inverser les normes ! Et vas-y que je relance la mécanique de « réforme » du collège alors que 14 organisations s’y opposent.

Mais il ne faut pas parler de ces choses qui fâchent, ce serait ringard et dépassé dans un contexte où « l’unité nationale » aurait également décidé d’intégrer le syndicalisme. D’aucuns y sont déjà entrés mais l’indépendance de notre organisation doit conduire à ce que nous nous exprimions librement pour porter ce que les travailleurs pensent. On essaie sans doute de nous museler avec cette « unité nationale » et l’état d’urgence. Ils n’y parviendront pas, car leur pacte de responsabilité, leur règle d’or, leur règle de non dépassement de 3% du déficit budgétaire, leurs contre-réformes destructrices portent les germes de l’austérité, du chômage, de la remise en cause des acquis du conseil national de la résistance, des avancées sociales considérables de 1936 et de 1945.


Alors résistons et poursuivons nos actions
en toute indépendance.



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