Communiqué.  Loi Macron, loi scélérate.


Si le fait que le Conseil Constitutionnel a retoqué le critère de taille de l’entreprise qui prévoyait des indemnités de licenciements différentes selon la taille de l’entreprise (sans oublier que cela repassera dans 3 ou 4 mois). Il n’en demeure pas moins qu’un grand nombre de dispositifs concernant le conseil de prud’hommes reste inchangé et que nous nous dirigeons vers la suppression d’un certain nombre de conseils de prud’hommes et des élections qui seront transformées par des désignations, etc.

Cette loi scélérate vient remettre en cause les acquis des salariés, notamment sur l’ouverture des magasins le dimanche dans des zones nouvellement arrêtées telles que les gares, les zones touristiques et les grands boulevards parisiens. Ouvertures prévues tous les dimanches jusqu’à minuit. Les villes de Deauville, Nice, Cannes seraient prévues dans ces nouvelles dispositions. Dans le reste de la France, l’ouverture se ferait douze dimanches par an. Dans certaines entreprises de commerce, fort de cette loi, des accords se signent aujourd’hui concernant le travail de nuit jusqu’à minuit, tous les jours.

Si aujourd’hui on parle de volontariat pour le travail du dimanche, qu’adviendra-t-il des salariés non volontaires ?

Il a été prévu que dans les nouvelles embauches les contrats préciseraient les dispositions relatives au travail du dimanche.
Le fait de légaliser ce travail remettra à terme, en cause les dispositions prévues par les accords d’entreprises, qui, elles, seront bien entendu restrictives par rapport à aujourd’hui. En contre partie de ces nouvelles dispositions, on tente de faire croire aux travailleurs qu’il y aura de nouvelles embauches. Une fois de plus, on « beurre » les yeux des travailleurs.

Par ailleurs, à travers « la rénovation » du dialogue social, le gouvernement offre un super cadeau aux entreprises. Cette loi leur permet de négocier, entreprise par entreprise. C’est un nouveau coup bas au monde du travail. Les employeurs pourront remettre en cause des dispositifs prévus par le code du travail et les conventions collectives, notamment en matière de salaire, de durée du travail, d’horaires etc.

L’Union Départementale FO de Paris dénonce ces nouvelles attaques contre les travailleurs et appelle l’ensemble des salariés à être très vigilants et à répondre à toutes les réactions de l’organisation syndicale Force Ouvrière.


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