Communiqué.  De Paris à Athènes, dans toute l’Europe non aux plans d’Austérité


A l’appel des 4 organisations syndicales régionales, FO CGT FSU et SOLIDAIRES des milliers de manifestants ont défilés place de la Bastille à République. Les militants Force Ouvrière avec leur Secrétaire Général Jean-Claude Mailly étaient présents pour dire non à la Troïka, qui par des mesures sans précédent appauvrissent le peuple grec.

C’est aux Banques, aux armateurs, aux grosses industries de payer et non aux travailleurs.
La Crise économique qui sévit dans toute l’Europe permet à une mafia légale de préparer de nouveaux plans d’austérité qui aux yeux de certains seraient justifiés. Ce sont les peuples qui doivent payer la note et en premier lieu les travailleurs.

Pour ce faire, on demande aux organisations syndicales de se résoudre à abandonner les acquis sociaux, aux salariés d’être chaque jour un peu plus étranglés.
Et lorsque la situation s’améliore on ne rend jamais à ces mêmes travailleurs ce qu’on leur a pillé.

En Grèce, c’est l’appauvrissement de tout un peuple que l’on organise à travers les décisions de l’Europe via le FMI et la Banque Centrale Européenne.
Les mesures gouvernementales prises en France n’en sont pas encore au même degré de barbarie mais suivent la même logique.
Elles sont de nature à modifier profondément la situation économique et sociale pour le monde du travail.

En France, le pacte de responsabilité renforcé par la loi Macron qui constitue une véritable politique de destructions des acquis sociaux et qui est dicté également par l’Union Européenne, menace les travailleurs et leurs familles, auxquels des centaines de milliers de travailleurs se sont opposés par les grèves et la manifestation du 9 avril dernier appelées par les 4 mêmes organisations syndicales.

Pointe à l’horizon un nouveau coup dur pour les travailleurs, la loi Rebsamen qui remet en cause entre autre, le code du travail, les conventions collectives, la représentativité syndicale, …

C’est le cas également pour la commission Combrexelle qui entend situer la négociation au niveau de l’entreprise uniquement et d’en finir avec les accords de branches, donc des conventions collectives.

Cette régression sociale va apporter le chaos de tout un peuple, nous conduisant à un scénario « à la grecque ».

« De Paris à Athènes, dans toute l’Europe, non aux politiques d’austérité ».

Voilà ce que l’on pouvait lire sur la banderole des organisations syndicales.
Aujourd’hui défendre le peuple Grec c’est nous défendre contre les régressions actuelles qui nous menacent.

Combattre tous ces plans d’austérité c’est donc apporter un soutien au peuple Grec.
Dans toute l’Europe, en Italie, en Espagne, au Portugal, en France, des millions de travailleurs disent CA SUFFIT !

Paris, le 03 juillet 2015


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