Ils sont sur une autre planète !  Toute les manifestations que nous venons de vivre, contre l’ANI, contre la Contre Réforme des retraites, contre le pacte de responsabilité ont conduit gouvernement et Président de la République à dire : nous ne changeons pas notre ligne, nous poursuivons


Toute les manifestations que nous venons de vivre, contre l’ANI, contre la Contre Réforme des retraites, contre le pacte de responsabilité ont conduit gouvernement et Président de la République à dire : nous ne changeons pas notre ligne, nous poursuivons !

Les deux résultats d’élections municipales et européennes qui font beaucoup parler aujourd’hui ont conduit les syndicalistes indépendants que nous sommes à attendre les discours du 1er Ministre et du Président de la République.

Ils ont intégré le vote des Français, ils ont compris le message qui leur était adressé tout en disant l’un comme l’autre que les réformes, encore les réformes, toujours les réformes, sont seules susceptibles de nous sortir des difficultés que nous rencontrons.

Sauf que les réformes ne sont pas des réformes mais des contre réformes. Celles qui font qu’avec l’ANI il y a de plus en plus de flexibilité donc de licenciements dans les entreprises.

Celles des retraites, qui dans la poursuite de 1993-1995-2003-2010 et 2014 nous conduisent à cotiser davantage et à prendre notre retraite de plus en plus tard. Celle de la mise à plat de la fiscalité dont nous nous apercevons simplement qu’elle n’est pas à l’ordre du jour et que Français d’une façon générale paient de plus en plus d’impôt.

Celle de la mise en place du pacte de responsabilité, acte I du TSCG, et suivi des 50 milliards d’économie de gestion imposés par l’Union Européenne qui tuent les services publics, s’attaquent à la Sécurité Sociale imposent encore plus l’austérité, détruisent les salaires, les retraites, les minima sociaux de toutes les catégories de salariés, de retraités et de chômeurs.
Il y a aussi tout ce que les gouvernements considèrent comme étant des réformes et qui les conduisent à alléger les charges sociales des entreprises à hauteur de 30 milliards d’euros, dans le même temps où le patronat poursuit sa politique de casse de l’emploi et de rémunération des actionnaires.
En fait et depuis longtemps les travailleurs ont bien compris que la Troïka dirige l’Europe. Cette alliance du FMI, de la Banque Centrale européenne et de l’Union Européenne dirige les pays européens depuis des années.

En France, les gouvernements qui se sont succédés n’ont pas compris le message de 2005 quand les travailleurs ont rejeté le traité européen qui leur était soumis par voie de référendum.

Ce n’est pas la réforme territoriale de suppression des régions, des départements et peut être un jour des communes, détruisant la proximité et l’égalité de traitement, qui donnera le sentiment aux travailleurs que l’on prend en compte leurs revendications.

Décidemment nous ne vivons pas sur la même planète !

Pour ce qui nous concerne et dans l’indépendance de l’organisation nous allons continuer à revendiquer et à nous battre par la grève et les manifestations.

Paris, le 28 mais 2014


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